SON EXPÉRIENCE, SON ACTION 1. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20090 « D’ailleurs, de son côté, son principal adversaire tente au contraire et par tous les moyens, de faire oublier son bilan proprement catastrophique. Lors du mensonge d’Etat sur la catastrophe de Tchernobyl, il était le conseiller en communication du gouvernement[20] (ce que les médias ont « oublié » de rappeler lors des commémorations pour les 20 ans de la catastrophe) ; après son passage au ministère de l’Economie, le pouvoir d’achat a stagné[21], la croissance a marqué le pas[22] et le déficit public a « explosé » (comme en 1993 lorsqu’il était ministre du budget[23])  ; enfin, les violences contre les personnes n’ont jamais cesser de s’accroître (+40,3% sur la période 2001-2006) alors qu’il était ministre de l’Intérieur. » [20] Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’Intérieur. [21] +1,1% en 2005 contre +2,2% en 2004 (« Portrait social », INSEE, novembre 2006). [22] Elle est à son départ 6 fois moins élevée qu’à son arrivée. [23] La dette avait explosé, passant de 45,3% à 54,6% en deux ans, tandis que les prélèvements obligatoires n’avaient cessé de progresser : 43,6% du PIB en 1995 contre 42,9% en 1993 (INSEE). 2. http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-823448,49-855332@45-2775@51-823374,0.html « M. Sarkozy prétend maintenant défendre les travailleurs, mais il se fait applaudir par l'université d'été du Medef avec les embrassades de la présidente Parisot ; il ose féliciter Jacques Chirac pour son veto contre les Etats-Unis dans la guerre en Irak, mais il est allé dire le contraire à George W. Bush en critiquant devant ce dernier l'arrogance francaise », a-t-il dénoncé. « Il ose citer Jean Jaurès mais il se prépare à attaquer le droit constitutionnel de faire grève », a ajouté M. Montebourg. « Il faut donc poser la question : à qui ment-il ? », a-t-il conclu. L'ÉTHIQUE 1. Discours de Nicolas Sarkozy à une convention de l'UMP, datant du 19 octobre 2005 (http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/convention_de_l_ump_sur_l_ecologie_le_19_octobre_2005__1) : « Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables », déclarait alors le chef du parti de la majorité. Rappels : a) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-894265@51-885801,0.html « Nicolas Sarkozy était, en 1987, chargé de mission au ministère de l'intérieur pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques […] » b) http://ps42-pelussin.pulsraider.com/index.php?m=03&y=07&entry=entry070320-220350 Quelques années plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l’Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis en 2005 et 2006. Il a donc eu largement l’occasion d’entrer en possession de toutes les informations sur le nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n’en a rien fait. 2. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20090 [Ségolène Royal] est aussi une personnalité ayant un sens aigu de l’Etat. Elle le sert, jamais ne s’en sert. Remettre à l’ordre du jour une police politique[14], soustraire un ennemi à un contrôle fiscal[15], rendre caduque toute limitation de crédits pour son service personnel[16], détourner l’argent public, se servir de ses fonctions pour censurer les médias[17] et inquiéter la nécessaire indépendance de la justice[18] ne font pas partie de son programme, mais semble-t-il de celui de Nicolas Sarkozy. [14] Affaire des renseignements généraux (RG) utilisés par Nicolas Sarkozy pour espionner des proches de Ségolène Royal et la situation patrimoniale de la candidate elle-même ainsi que de son compagnon, Le Canard Enchaîné, 24 janvier 2007. [15] La maison d’édition (Fayard, Vent d’Ouest-Glénat) de la bande dessinée virulente envers Nicolas Sarkozy écrite et dessinée par Cohen, Malka et Riss « La face Karchée de Sarkozy » a subi dernièrement un contrôle fiscal. D’autres contrôles à l’encontre de personnes s’étant opposés à M. Sarkozy, sont soupçonnés d’avoir été diligentés par le candidat UMP, notamment lorsqu’il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie en 2004. [16] Note adressée au sous-directeur de la logistique du ministère des Finances selon laquelle « toute demande de Cécilia Sarkozy devait être honorée et qu’il ne soit jamais fait référence aux problèmes de coût ou de disponibilité de crédits », révélée par Le Canard Enchaîné, le 5 mai 2004. [17] Censure du livre de Valérie Domain « Entre le cœur et la raison » qui n’agréait pas à Nicolas Sarkozy, licenciement d’Alain Genestar de Paris Match suite à la publication de photos « compromettantes » de Cécilia Sarkozy, Le Monde, 17 novembre 2006. Voir aussi mon précédent article : « Une campagne médiatique aux ordres de Nicolas Sarkozy ? » [18] Cf. les réflexions de Nicolas Sarkozy comme celle du printemps 2005 expliquant que « les magistrats qui ont commis une faute doivent payer », celle de septembre 2006 accusant les magistrats de « démission ». Cf. les mensonges de M. Sarkozy devant les médias quant aux faits à reprocher à certains suspects, avant même la fin des enquêtes préliminaires. 3. Marianne, n°521, p.25 […] tout le monde sait que Le Pen, lui, ne sera pas élu Président de la République. Heureusement, il ne dispose, lui, contrairement à son adversaire-concurrent de droite […] ni du pouvoir médiatique, ni du pouvoir économique, ni du pouvoir financier. Pouvoirs qui, en revanche, si Sarkozy était élu, […] ainsi que le pouvoir policier et militaire, seraient concentrés, en même temps que les pouvoirs exécutifs et législatif, entre les mêmes mains, lesquelles disposeront, en outre, d'une majorité au Conseil constitutionnel, au CSA et au sein de la plupart des institutions du pays. Hier, le journal La Tribune trappait un sondage parce-qu'il n'était pas favorable à Sarkoy ; une publicité pour Télérama était interdite dans le métro parce qu'elle était ironique à l'égard de Sarkozy ; un livre était envoyé au rebut, le patron d'un grand magazine également, parce qu'il avaient importuné Sarkozy ; Yannick Noah était censuré parce que ses propos déplaisaient à Sarkozy. Aucun journal fut-il officiellement de gauche, n'a échappé aux efficaces pressions de Sarkozy. 4. F. Bayrou à propos de N. Sarkozy (15/02/07, « À vous de juger », Arlette Chabaud) « Il a du pouvoir une conception de concentration et de confiscation. » 5. 2. http://hisaux.free.fr/dotclear/index.php/2007/03/08/470-l-arrestation-de-sans-papiers-se-rendant-a-la-prefecture-est-jugee-illegale (Le Monde du 23 février 2007) Dans une décision du 6 février, la Cour de cassation estime que « l'administration ne peut utiliser la convocation d'un étranger (...) qui sollicite l'examen de sa situation administrative nécessitant sa présence personnelle, pour faire procéder à son interpellation ». Cette décision est rendue publique alors que les ministres de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, et de la justice, Pascal Clément, ont encouragé par circulaire du 21 février 2006, les préfets et les procureurs à effectuer ce type d'arrestations. La Cour de cassation estime que ces procédés sont contraires à l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme. « La décision de la Cour de cassation est très importante parce qu'elle montre que, dans un Etat de droit, il y a des frontières éthiques qu'il ne faut pas franchir », souligne Jean-Pierre Dunois, président de la Ligue des droits de l'homme. Commentaire : une pratique qui présente des similitudes troublantes avec les actions perpétrées par les allemands durant l'occupation. Comparaison grossière ? C'est pourtant une pratique "généralement" rencontrée dans les régimes fascistes. 6. Son frère est vice-président du MEDEF. NS, un cadidat du peuple ? LA LOI 1. « Nous voulons que chacun comprenne que la société n’a pas à négocier avec quiconque le respect de ses règles. Si nos lois ne plaisent pas, nul n’est obligé de les subir en demeurant en France » NS Aussi dit : « La France tu l'aimes ou tu la quittes » Nicolas Sarkozy (Le Pen) 2. « D'après Auto-hebdo, la palme du plus gros excès de vitesse reviens à Nicolas Sarkozy. Sa voiture a été flashée à 130km/h dans une zone limitée à 70 », Zapping du jeudi 5 avril 2007 (Télématin, France 2 qqs jours auparavant) 3. Agoravox.com Sarkozy, en lançant un appel d’offre pour la fabrication de passeports biométriques est passé outre la loi de 1993 qu’il a lui même signée en tant que ministre du Budget, accordant le monopole de la fabrication des documents officiels à l’imprimerie nationale : Article 2 La société mentionnée à l’article 1er (Imprimerie Nationale) est seule autorisée à réaliser les documents déclarés secrets ou dont l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité, et notamment les titres d’identité, passeports, visas et autres documents administratifs et d’état civil comportant des éléments spécifiques de sécurité destinés à empêcher les falsifications et les contrefaçons. 3a. http://sarkostique.over-blog.com/article-5827809.html Interview de Hervé Liffran, le journaliste auteur de l'enquête sur l'appartement de Neuilly pour le Canard Enchaîné : « Nicolas Sarkozy est le seul candidat qui n'a pas déclaré le détail de son patrimoine. Il y a environ un mois, la question lui a été posée par la presse : il n'a pas répondu, alors que tous les autres candidats se sont prêtés au jeu. Vendredi dernier, nous lui avons adressé un courrier pour lui demander des précisions sur ses opérations immobilières concernant cet appartement de l'Ile de la Jatte à Neuilly : Claude Guéant, son directeur de campagne nous a répondu, comme nous le racontons dans Le Canard enchaîné, que "la lettre avait été égarée" ! ». 3b. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-879940@51-854843,0.html Dans un communiqué, il déclarait alors : « Conscient du type d'attaque dont je pourrais un jour faire l'objet, j'ai pris la précaution de faire vérifier par la direction des services fiscaux des Hauts-de-Seine-Nord que ce prix était conforme aux prix du marché. » Depuis, le Canard a demandé à M. Sarkozy une copie de l'audit réalisé selon lui par les agents du fisc. En réponse, le ministre-candidat indique finalement, mercredi 7 mars, qu'il n'a pas « fait réaliser un audit par la direction des services fiscaux des Hauts-de-Seine Nord », mais demandé "par précaution" une enquête sur la conformité du prix du duplex au prix du marché. Conclusion : là où Ségolène Royal est attaquée par Le Canard Enchaînée pour n'avoir pas justement fait évaluer sa maison, pour laquelle elle devrait payer 6× plus d'ISF, soit 6000 €, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir obtenu, en toute illégalité, un rabais de la bagatelle de 300 000 €. Ségolène Royal s'est rendu disponible pour une réévaluation de son patrimoine. Nicolas Sarkozy n'a jamais produit aucun document. 4. Maire de Neuilly, ville la plus riche de France, Nicolas Sarkozy n'a jamais respecté la loi qui l'obligeait pourtant à construire plus de logements sociaux (seulement 2,3% dans cette commune). Note : cela se passe _vraiment_ de commentaire… SON EGO 1. Le Monde, 11 avril 2007 En meeting à Tours, le 10 avril, M. Sarkozy s'est fait grave pour évoquer le président qu'il veut être : « Être président de la République, c'est une ascèse, c'est l'oubli de soi, et sans doute la mise entre parenthèses de son bonheur personnel, de ses sentiments, de ses intérêts, pour ne plus avoir en tête que le bonheur des Français. » 2. Marianne, n°521, morceaux choisis #1 Il y a quelques mois, Guillaume Durand consacrait deux heures de son émission « Esprits libres », au livre plutôt hagiographique de Catherine Nay consacré à Nicolas Sarkozy. Les livres hostiles au candidat UMP, assez nombreux, n'ont jamais eu cette chance. Or la lecture de cet ouvrage, honnête malgré tout, laisse une impression étrange. Certes il est censé vanter les qualités du « grand homme » ; mais, en même temps, et au second degré, il en dresse un protrait psychologique extraodinairement préoccupant : celui d'un homme dont l'unique véritable sujet de préoccupation est lui-même, sa propre saga et sa quête obsessionnelle du pouvoir. L'histoire qui le fascine, c'est la sienne ; de l'humanité, il ne retient que sa part ; son ascension, à quoi se réduit son seul idéal, débouche sur l'arrivée au sommet qui constitue son seul rêve. Il ne lit qu'un livre, celui dont son ambition constitue la trame. N'écoute qu'une seule musique, celle qui lui permet sans répit de chanter son épopée. Aucune ouverture sur une autre perspective que celle dont sa personne dessinne l'horizon, sur un autre monde que celui dont il occupe le centre. […] Le ministre libéral François Goulard ne le dissimule pas : « Son égotisme, son obsession du moi lui tient lieu de pensée. La critique équivaut pour lui à une déclaration de guerre qui ne peut se terminer que par la reddition, l'achat ou la mort de l'adversaire. Sa principale faiblesse ? Son manque total d'humanisme. « Chirac, lui, a le souci des autres, de l'homme. sarkozy écrase tout sur son passage. Si les français savaient vraiment qui il est, il n'y en a pas 5% qui voteraient pour lui. » Un des plus gros hiérarques de l'UMP, officiellement soutien fervent du candidat (comment faire autrement ?), renchérit : « Sarkozy, c'est le contraire de l'apaisement. Chirac, vous verrez, on le regrettera. Lui, il n'a jamais eu de mots violents. » […] Les chiraquiens du premier cercle, Henri Cuq (ministre délégué aux Relations avec le Parlement), ou Jérôme Monod, le conseiller, ne veulent pas déroger à la consigne du silence. Mais, en petit comité, les mêmes mots reviennent : « Ce garçon n'est pas mûr. Il n'est pas fini. Il a un compte à régler avec la vie qui le pousse à créer l'affrontement partout, et non à rassembler. » […] Écoutons ce que nous confie ce député UMP, issu de l'UDF, officiellement intégré à la meute « de Sarkozy » : « On dit qu'il est narcissique, égotiste. Les mots sont faibles. Jamais je n'ai rencontré une telle capacité à effacer spontanément du paysage tout, absolument tout, ce qui ne renvoie pas à lui-même. Sarko est une sorte d'aveugle au monde extérieur dont le seul regard possible serait tourné sur son monde intérieur. Il se voit, il se voit même constemmant, mais il ne voit plus que ça. » […] Invite-t-il [Sarkozy] des intellectuels médiatiques à déjeuner au ministère de l'Intérieur que l'un d'eux, Pascal Bruckner (qui pourtant le soutient), explique que, loin de s'imprégner de leurs analyses, il a pratiquement parlé tout seul. Reçue par lui, la démographe Michèle Tribalat lui écrit : « j'ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n'imaginez pas qu'un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt. » […] Nicolas Sarkozy pourrait d'ailleurs largement figurer dans la rubrique « Ils ont osé le dire », tant ses propos, depuis quinze ans, illustrent éloquemment tout ce qui précède, c'est-à-dire une dichotomie réthorique qui se cristallise dans l'unicité de son exaltation du moi ! « J'irai systématiquement, toutes les semaines, dans les quartiers les plus difficiles et j'y resterai le temps nécessaire » (2005) « Kärcher en septembre, 200 000 adhérants [à l'UMP] en novembre. » « Racaille, le vocable était sans doute un peu faible. » « Maintenant, dans les réunions publiques, c'est moi qui fais le questions et les réponses et, à la sortie, les gens ont l'impression qu'on s'est vraiment parlé » (Le Figaro, mai 2005) SOCIÉTÉ 1. Dialogue avec le philosophe Michel Onfray (Philosophie Magazine, avril 2007) « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense. » Réponses : a) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-894367@51-893376,0.html Inné, acquis : s'il est un domaine où la science devrait imposer une attitude prudente et modérée, c'est donc bien celui-ci. Pourquoi, dès lors, la persistance de cette tendance déterministe, qui prévaut notamment aux Etats-Unis, et qui accorde à l'hérédité une emprise dominante? Du fait, essentiellement, du terreau idéologique sur laquelle elle s'est développée. Un terreau répandu en premier lieu par le sociologue Herbert Spencer, contemporain de Darwin et auteur du concept de "sélection des plus aptes". "L'idée très ancienne et très réductrice selon laquelle l'homme est essentiellement déterminé par ses gènes est bien en adéquation avec le discours d'un homme de droite, pour qui ce n'est pas à la société de régler les problèmes comportementaux des individus", commente le généticien Bertrand Jordan, fondateur de la Génopole de Marseille. Une optique selon laquelle la société doit avant tout veiller à ne pas fausser le libre jeu de la concurrence en pénalisant les meilleurs pour aider les moins bons. Mais une optique qui, au regard des connaissances actuelles, ne tient plus la route sur des bases scientifiques. Car "le monde vrai, constate M. Kahn, n'est pas constitué de gens qui sont constitutionnellement résistants à l'obésité, au cancer et aux malheurs de la vie". Pour ce chercheur, "se satisfaire d'une société qui ne soit propice à l'épanouissement que de quelques-uns et s'exonérer par avance de sa responsabilité quant aux accidents qui peuvent survenir chez les autres, ce n'est pas acceptable". b) Conclusion : une belle manière pour chacun de se dédouaner et de faire appel au droit du plus fort. Démocratique ? En tout cas, un propos qui peut être dangereusement interprété. L'homme qui dit cela ne fait pas attention au sens profond de ses paroles : quel est, selon vous, le dernier homme politique à avoir fait du déterminisme génétique ? 2. http://www.ffii.fr/sarkozy-presidentielle-2007 Brevets logiciels : incompétence et dangerosité du candidat Sarkozy samedi 21 avril 2007, par Gérald Sédrati-Dinet (gibus) Paris, le 20 avril 2007 — Deux jours avant le premier tour, Nicolas Sarkozy a enfin envoyé sa position à l’initiative candidats.fr, sans toutefois faire l’effort de répondre aux questions posées. La position globale sur les brevets que prend le candidat de l’UMP démontre non seulement que de tous les candidats, c’est celui qui maîtrise le moins ce dossier, mais surtout que la ligne qu’il indique s’avère dangereuse et destructrice pour les créateurs et utilisateurs d’informatique et plus globalement pour la société de la connaissance. […] Gérald Sédrati-Dinet, président de la FFII France, commente : « Alors que toutes les réponses qui nous sont parvenues démontrent un réel travail des candidats concernant les sujets et les questions qui leur étaient adressés, Nicolas Sarkozy a fait le choix de ne pas répondre directement et de nous adresser uniquement une position de fond à la dernière minute. Ce qui est encore plus inacceptable, c’est que cette position globale reflète une incompétence flagrante sur les enjeux des brevets et que les orientations qu’il y dessine sont des plus dommageables pour les libertés et les droits que nous défendons. » En effet, Nicolas Sarkozy défend les systèmes des brevets, arguant de leur efficacité éprouvée au cours des révolutions industrielles, en passant complètement à côté des différences fondamentales apportées par la révolution informationnelle et qui sont au cœur de la questions des brevets logiciels. Peut-on laisser entrer dans la sphère de l’intelligence humaine des mécanismes de contrôle élaborés pour des objets concrets ? C’est donc sans surprise qu’il se prononce en faveur de la brevetabilité du logiciel. Note 1 : Sarkozy est donc pour les brevets logiciels alors que ceux-ci ont été désapprouvés en 2006 par la Commission Européenne, notamment face à Microsoft… Note 2 : lisez aussi l'article http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-899116,0.html sur le sujet. TRAVAIL, CHÔMAGE ET 35 HEURES 1. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-879418@51-879423,0.html Deux administrateurs de l'Insee estiment à 9,5% et non à 8,7% le "véritable" taux de chômage : « Jeudi 8 mars, l'Insee ne dévoilera sans doute pas ce chiffre. […] Trois fonctionnaires – deux administrateurs de l'Insee, dont l'un a travaillé au ministère de l'emploi, et un salarié syndicaliste de l'ANPE – ont calculé que le taux de chômage ne serait en fait pas de 8,7% à la fin 2006 – un chiffre calculé à partir des données de l'ANPE – mais de près de 9,5%. Ce dernier chiffre représenterait les demandeurs d'emploi au sens du BIT, c'est-à-dire ceux qui, quand on les interroge, se déclarent à la recherche d'un emploi, qu'ils soient inscrits ou non à l'ANPE. […] La correction serait donc de 0,8 point […] Traditionnellement, le passage des estimations calculées à partir des données de l'ANPE au chiffre BIT, indépendant du mode de gestion administrative de l'emploi, donne lieu à une correction bien moins importante : elle est généralement comprise entre 0,1 et 0,3 point. […] Une enquête du CNIS […] établit que le nombre de sorties mensuelles a augmenté de plus de 30000 à partir de juin 2005. Seul un quart de ces sorties résulte d'une reprise d'un contrat à durée indéterminée. Un cinquième d'entre elles correspond à un non renouvellement accidentel suivi d'une réinscription. Un quart est à mettre au compte d'un non-renouvellement de l'inscription, accidentel ou motivé (fin d'indemnisation), sans réinscription. […] Nombre de conjoncturistes s'étonnent depuis plusieurs mois des taux de chômage établis à partir des chiffres de l'ANPE. Certes, il y a des créations d'emplois mais, comme le reconnaissait lui-même le ministère de l'emploi en octobre 2006, dans une note au deuxième trimestre de cette même année, "le dynamisme estimé de l'emploi ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la baisse du chômage". » 2. Le bouclier fiscal serait une baisse d'impôts en direction des travailleurs français. Mais c'est un mensonge : il faut gagner entre 15 à 20 fois le SMIC pour bénéficier de ces baisse d'impôts. 3. « Travailler pour gagner plus »… Commentaire : ma-gni-fique ! Selon Sarkozy, ce serait la faute aux 35 heures si le pouvoir d'achat des français a baissé. Contre-arguments : 1. le prix du loyer qui a flambé depuis que la droite est au pouvoir. Qu'à fait le gouvernement pour protéger le peuple (réduit à louer) de la spéculation des plus riches ? Rien. Que propose Sarkozy dans son programme ? Rien. Dans un débat télévisuel, j'ai même entendu une jeune femme, travailleuse, réduite à squatter un immeuble avec d'autres en attendant de trouver un logement, se faire réprouver par Jean-François Copé (porte-parole du gouvernement) quant à l'illégalité du son squat. Quelle autre solution mis à part dormir dehors ? Toujours rien. 2. Les heures supplémentaires sont rarement payées dans les PME pour cause de coût. Pensez-vous une seule seconde qu'un patron va payer là où il n'a jamais eu besoin de payer ? N'avez-vous jamais entendu ce discours : "travaille maintenant, tu seras récompensé plus tard (promotion, prime, …)" ? Pensez-vous vraiment une seule seconde que cela va changer sous prétexte que les heures supp seront détaxées ? Soyons déjà payé correctement pour les heures que l'on fait, avant de nous faire croire qu'on sera mieux payés pour des heures qu'on n'est pas censés faire… LA VIOLENCE DE SES MOTS 1. « Salut les Terriens », Thierry Ardisson 24/02/07 + « Le Canard Enchaîné » 21/02/07 « Je suis entouré d'une bande de connards ». NS lorsqu'il a appris que ses cadres n'étaient pas d'accord avec le chiffrage de son programme. 2. Marianne, n°521, morceaux choisis #2 La scène se passe en 2006 : le ministre délégué à l'Égalité des chances [NdA : Azouz Begag], interpellé à propos de quelques fortes sailliesdu ministre de l'Intérieur, s'excuse : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ». […] Aussitôt, explosion de fureur de Sarkozy qui menace de « casser la gueule de l'insolent » et lui hurle, par saccades rageusement répétitives, qu'il est un « connard, un salaud, qu'il ne veut plus jamais le voir sur son chemin. » […] Pour une fois, cependant, le démenti sarkozyen fait flop. Tout le monde sait, en effet, que les mots que rapporte Azouz Begag sont les siens et par les pires ; que ces derniers jours par exemple, il n'a cessé de traiter de « connards » ses propres conseillers et animateurs de campagne, accusés d'être responsables de la moindre difficulté de campagne. […] Il considère qu'il n'a pas été reçu à France 3 national avec les honneurs qui lui sont dus. À l'adresse de la direction il hurle : « Si je suis élu, je vous ferais tous virer ! » […] On s'interroge donc : outre ses très fortes accointances avec les grands patrons des groupes de médias, est-ce la crainte qu'il suscite, la peur des représailles s'il est élu, qui expliquent cette relative impunité dont bénéficie sarkozy quand il tient des propos ou prend des initiatives qui, venant de Le Pen ou de Ségolène Royal, provoqueraient une irruption réprobatrice dans le landerneau ? Pourquoi toutes ces angoisses affichées en privé, peut-être excessives, mais qui ne s'expriment jamais en public : cette star de la télévision évoque, en cas de victoire du candidat UMP, « un risque de contrôle quasi totalitaire des médias » ; cette consœur à LCI se dit « terrorisée à l'idée d'une présidence sarkozyste » ; cette journaliste du Figaro, qui connaît bien le candidat, et livre une description effectivement assez dantesque de son caractère. Mais pas question de se dévoiler. Il fait peur. Commentaire : exagéré ? Pourtant, aucune poursuite en diffamation contre le journal de la part de Sarkozy. 3. Évènement Gare du Nord, fin mars 2007 (zapping C+) « J'ai bien de la peine de voir que Madame royal se met du côté de ceux qui n'ont pas de papiers, et qu'elle promet de les régulariser tous, c'est un choix qui est irresponsable, et qu'au lieu de défendre des fonctionnaires qui faisaient leur travail, qui le font dans des conditions difficiles, elle défend ceux qui ont choisi de casser les gares, de casser les abris-bus, et de brûler des services publics. » Sarkozy Réponse : S. Royal, zapping du lundi 2 avril 2007. « Il a quand même osé dire qu'il était le candidat des honnêtes gens, cela veut dire que tous les électeurs qui ne vont pas le choisir sont malhonnêtes. Je crois que la violence de ces propos augurent mal de l'identité personnelle de Nicolas Sarkozy. » 4. NS à La Réunion, Février 2007. « La vie et l'histoire de ma vie, c'est de partir de tout en bas pour arriver tout en haut. Il me reste une marche ». 5. http://sarkostique.over-blog.com/article-6087520.html Lors de l'affaire Clearstream NS a déclaré qu'il souhaitait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis son nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui. Note : que penser d'un candidat qui dit explicitement ne pas se présenter pour le peuple mais bien pour satisfaire son ambition personnelle ? Tout candidat nourrit une ambition personnelle très forte, pour prétendre à la plus haute fonction de l'état, soit. Mais jusqu'à tenir ces propos ?… 6. 4. Nice - 13 avril 2003 « Je voyais à la télévision un avion qui lançait des leurres pour attirer les antimissiles. J’ai trouvé cela très intéressant. Dans la loi sur l’immigration, je règle la question de la double peine, alors que ça n’a rien à voir. Je désamorce les critiques en envoyant un signe de souplesse, pour être plus ferme sur le reste. » 7. Marianne, n°521, morceaux choisis #3 « Les gens qui habitent Neuilly sont ceux qui se sont battus pour prendre plus de responsabilité, pour travailler plus que les autres. » INTERNATIONAL / EUROPE 1. En ce qui concerne l'Europe, Nicolas désire un mini-traité mais une ratification parlementaire là où Ségolène veut un nouveau référendum… Commentaire : bravo le respect du peuple !