M. Rocard explique la situation économique modiale actuelle…

… et c’est pas bien gai. Pour ceux qui aiment s’intéresser au monde qui les entoure :

Tous derrière Laurence Parisot !, par Michel Rocard
LEMONDE.FR | 05.03.08

© Le Monde.fr

Et pour ceux qui n’ont pas le temps le lire l’entièreté de l’article, voici un extrait qu’il faut – selon moi – avoir lu pour comprendre le problème de la stagnation des salaires, qui n’est ab-so-lu-ment pas du aux 35h comme veut nous le faire croire la bien-pensance de droite :

  De 1945 à 1975, le capitalisme reconstruit d’après-guerre, parce que sérieusement régulé, a connu dans le monde développé une croissance régulière et rapide (5% par an), une absence complète de crises financières internationales et surtout le plein-emploi partout.

Depuis les années 1990, la croissance est molle, inférieure de plus de moitié aux scores de l’ère précédente, les crises financières régionales ou mondiales se multiplient, et le quart de toutes nos populations sont soit au chômage, soit en travail précaire, soit encore exclues du marché du travail et tout simplement pauvres.

La principale cause de ce drame planétaire est le réveil de l’actionnariat. Celui-ci, plutôt maltraité de 1945 à 1975, s’est réveillé et puissamment organisé en fonds de pension, fonds d’investissements et fonds d’arbitrage ou hedge funds. Il a pris souvent le pouvoir et toujours de fortes minorités dans toutes les grandes entreprises de la planète. Il a partout pressuré les revenus du travail pour assurer de meilleurs dividendes. En trente ans, la part des revenus directs et indirects du travail a perdu près de 10% dans le partage du PIB dans tous les pays développés au bénéfice du profit et non de l’impôt.

La stagnation des salaires réels, l’externalisation des tâches vers des PME sans syndicats et soumises à l’aléa des renouvellements de contrats, la multiplication des contrats précaires et bien sûr la multiplication des OPA, moyens de soumettre les directions à l’obligation de mettre en œuvre ces pratiques, sont les diverses formes de diffusion de ces politiques. La baisse des revenus salariaux dans le PIB est celle des revenus les plus disponibles pour la consommation, qui, faute de moteur, devient faible. C’est l’essentiel de nos classes moyennes supérieures, qui, via les placements boursiers, a mis ses espoirs dans le gain en capital et non plus dans le résultat du travail.

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3 commentaires »

  1. fky nous dit :

    Le 6 mars 2008 @ 16:24

    Pas gai mais au moins on connait la solution.

  2. Simsim nous dit :

    Le 6 mars 2008 @ 17:20

    Ha bon et quelle est-elle ?

  3. Musengeshi Katata nous dit :

    Le 8 mars 2008 @ 13:22

    Si c´est tout ce que monsieur Rocard a dit pour expliquer la crise économique mondiale…eh bien, il faut dire que c´est bien peu. De deux choses l´une: ou il n´est plus en mesure de percevoir la réalité internationale aujourd´hui, ou il veut prendre les lecteurs pour des demi portions qu´on peut tromper à loisir.
    Qu´en est-il de l´industrialisation abusive qui détruisait le travail humain, de la surproduction occidentale face à l´appauvrissement complice des africains avec la francafrique ? Parce qu´on ne peut pas, dans ce dernier cas précis, ruiner ses futurs clients ou se refuser à investir chez eux tout en attendant d´eux qu´ils achètent occidental quitte à leurs octroyer de faux crédits à la consommation ! Ou encore combien de temps l´occident continuera-t-il à brader et à abuser des matières premières du tiers monde tout en repoussant celui-ci dans la pauvreté ? Comment diable ce tiers monde accumulera-t-il pour devenir un partenaire respectable de l´occident ? N´était-on pas là courageusement occupé à se mordre la queue ?
    Bien trop peu cette explication.
    Musengeshi Katata
    « Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
    http://www.realisance.afrikblog.com

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